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Réponse au Président du Venezuela Par Rubén Blades

RubenBlades.com – Février, 20, 2014

Monsieur le Président Maduro,

J’ai eu l’opportunité de regarder une vidéo dans laquelle vous vous adressez à moi à propos d’un commentaire que j’ai publié sur mon site Internet. Je n’ai pas l’habitude de répondre, mais je me sens obligé de le faire car dans la vidéo mentionnée vous me nommez directement. J’ose espérer que cette vidéo ne soit pas un montage comme ceux qui abondent aujourd’hui sur Internet et si c’était le cas, je reconnais qu’il est de très bonne qualité.

Avec tout le respect qui est dû à votre condition de Président et de représentant d’une Nation, je dois d’abord être reconnaissant quant au ton général de votre commentaire. Je suis ravi de constater que par votre aimable geste, vous avez compris la bonne intention de mes pensées exprimées avec le cœur tourné vers le peuple vénézuélien.

Loin de moi la volonté de susciter une guerre épistolaire, je réagis seulement avec l’intention d’éclaircir certains points que vous avez soulevés hier et qui me touchent personnellement.

1. Mes commentaires relatifs à la difficile situation que vit aujourd’hui le Venezuela, ne sont pas inspirées des informations de CNN, d’Univisión ou de n’importe quel média, qu’il soit “impérialiste” ou pas. Ils naissent de lettres, de commentaires et de réflexions faites par des amis vivant au Venezuela ou à l’extérieur, ainsi que de la lecture minutieuse et analytique de nombreuses publications, en accord ou en désaccord avec votre gouvernement. La diversité des supports que je choisis généralement pour mes lectures tend à élargir et à nourrir objectivement mes points de vue.

2. Je ne suis impliqué consciemment ou inconsciemment dans aucun complot orchestré par la CIA, et je ne fais partie d’aucun “lobby international” dont le but est de faire de la mauvaise publicité contre quelque gouvernement que ce soit. Je suis étonné d’écouter une fois de plus ce type d’accusations car au XXIème siècle on devrait déjà avoir dépassé le stade de coller des étiquettes aux gens. Je suis de la CIA si je critique quelqu’un de gauche; je suis communiste si je critique quelqu’un de droite, je suis “subversif” si je critique le militarisme.

3. Je considère comme une vérité le fait que le défunt président Chavez a démontré avec ses victoires électorales successives la fin de l’hégémonie des partis politiques traditionnels vénézuéliens et l’aspiration au changement librement exprimé par le peuple à travers les urnes. Mais il est aussi vrai que le Venezuela n’est plus aujourd’hui une nation unie: c’est un pays dont la population s’est polarisée politiquement, dont la société est soumise à des contradictions évidentes, avec un gouvernement élu avec une étroite majorité, 1,49 %, qui n’a pas atteint 51% des votes des 80 % des électeurs avec une abstention de 20,32%. Ce gouvernement a décidé d’imposer malgré tout, un système politico-économique (sur lequel je ne porte pas de jugement), mais qui de toute évidence n’est pas accepté par la majorité de la population. Dans un tel contexte, effectuer un référendum pour que le peuple décide semble recommandable. Sans quoi l’impression donnée est précisément celle de l’imposition. Je pense que votre gouvernement, Président Maduro, n’a pas la majorité représentative nécessaire pour justifier ce vous faites au pays. D’un autre côté, l’opposition, un mélange du passé politique du Venezuela et de ce qu’il y a de nouveau et qui lutte pour se faire entendre, n’est pas constitué par une poignée de « fascistes » comme on essaie de nous le faire croire. C’est un nombre incontournable de personnes. Actuellement, la réalité du Venezuela est celle d’une maison dans laquelle la famille est divisée, et dont certains membres ne peuvent vivre ni n’ont pas accès à toutes les pièces. Le Venezuela d’aujourd’hui n’est pas la nation que tous ses habitants désirent: c’est une version de la patrie à laquelle adhère seulement 50% de la population au vu des derniers résultats électoraux de 2013. Cette réalité détermine la nécessité de songer à un changement de cap, de chercher un équilibre qui permette le développement des affaires nationales dans des termes plus réalistes et moins agressifs; un Venezuela dans lequel il ne soit pas nécessaire de crier “la patrie ou la mort” entre frères.

4. Comme les chavistes se définissent eux-mêmes « socialistes », nous devons assumer qu’ils comprennent de quoi ils parlent, et qu’ils ont étudié ceux qui ont originalement traduit les théories sociales de Marx et Engels en propositions expérimentales socialistes et communistes, particulièrement en Russie, après la révolution bolchévique de 1917. Ils doivent connaître par exemple les commentaires écrits par Vladimir Illitch Lénine dans son essai intitulé « La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »), (ce titre n’est pas un artifice de style du Borges, c’est le titre original de Lénine et si vous en doutez demandez-le à Fidel, qui doit bien l’avoir lu). Dans cet ouvrage, Lénine énumère les erreurs qui se commettent au nom du gauchisme pour ne pas considérer objectivement les circonstances lors de prises de décision, et pire encore: les conséquences historiques qui découlent de ne pas reconnaître et corriger ce type d’erreur. Il y décrit comment en 1918 les camarades Radeck et Bujarin, les plus hauts représentants de ce qui était alors connu sous le nom de “communisme de gauche”, furent obligés de reconnaître leur erreur de n’avoir pu comprendre ni accepter dès le début que l’argument pour justifier le traité de Brest-Litovsk ne constituait pas nécessairement un compromis avec les impérialistes, mais qu’il obéissait à une nécessité politique déterminé par les conditions objectives du moment, ce que Lénine nomma « do ut des », une sorte de donnant-donnant. La métaphore de Lénine sur assaillants et assaillis éclaire parfaitement son argumentaire. L’accord du Venezuela avec l’« impérialisme » dans le cas du pétrole qu’il vend aux Etats-Unis en échange des dollars indispensables pour l’économie du Pays, n’est-il pas un « do ut des » ?

5. Ce même critère indiquerait que, au vu des circonstances, il ne serait pas approprié que votre gouvernement impose ses désirs, ou ignore, ou prétende ignorer la validité des arguments exposés par ses critiques vénézuéliens. Je ne crois pas que c’est au travers de la répression, de la censure ou du recours démagogique qu’une réponse rationnelle à une condition objective indiscutable puisse être produite. Une telle attitude ne ferait que provoquer plus de violence, ce qui générerait l’impossibilité de la gouvernance – un vide politique qui pourrait être comblé par un coup d’état d’une armée qui demeurerait la seule institution capable d’organisation et de pouvoir coercitif pour faire face au chaos institutionnel et civil qu’il en résulterait.

6. Je n’ai jamais été, je ne suis pas, et je serai pas à faveur d’une intervention des forces armées du pays dans les affaires internes de nos nations. Je le dis catégoriquement. Le mien a souffert de ce mal, et je ne puis le justifier d’aucune manière.

7. Bien que je sois reconnaissant pour son invitation à visiter le Venezuela, je considère inapproprié de l’accepter en ce moment. Une telle visite pourrait être considérée comme un endossement à sa gestion et à la position de son gouvernement. De toutes manières, je n’accepterais pas non-plus une invitation de ce style de la part des opposants – pas maintenant. Et pour être plus clair encore sur ce point, j’ai également reçu des offres de travail importantes pour aller au Venezuela cette année, et je les ai refusées de la même manière: parce qu’il ne me paraît pas correct de le faire dans la conjoncture actuelle du pays.

8. Quant à l’« âme vénézuélienne », monsieur le Président, et à la noblesse de votre peuple, je la connais très bien car je la porte en moi, sans étiquette, auprès de mon âme panaméenne et latino-américaine. Cet argument n’entre pas dans cette discussion. Cette âme, en plus, je la trouve dans et hors de ce noble pays, depuis ma première visite dans les années 1960. Et elle grandit tous les ans et se ravive de par mon amitié avec César Miguel Rondón, Pedro León Zapata, feu José Ignacio Cabrujas, Jonathan Yakubowicz, Edgar Ramírez, Budu, Oscar de León, Clarita Campins, Marilda Vera, Gustavo Dudamel, Ozzy Guillén et le grand Luis Aparicio; dans mon admiration pour Don Simón Díaz – dont nous devons justement pleurer la disparition aujourd’hui -, Aldemaro Romero, le professeur Abreu et tant d’autres magnifiques représentants du talent, de la capacité et de la noblesse du peuple de Bolivar. Tous renforcent en moi la présence de cette âme. Et peut-être qu’aucune ne me résonne à l’intérieur de façon aussi représentative que celle de mon cher et mémorable ami, Luis Santiago, qui est parti trop jeune pendant la tragédie de La Guaira de 1999; et pour cela il demeurera éternellement jeune, de même que l’inspirateur exemple proposé par l’excellence des jeunes d’El Sistema, le groupe des Orchestres et du vocal, tous de merveilleux exemples de ce qu’a permis le travail, la discipline et l’espoir de devenir meilleur. Sans exaltation, ni hurlement pamphlétaire, uniquement guidé par des maîtres vénézuéliens, le secteur populaire démontre sa qualité mondiale.

Je n’ai pas besoin d’aller au Venezuela pour y trouver son âme, car elle m’accompagne où que j’aille, depuis longtemps, maintenant.

9. L’affirmation selon laquelle sous des gouvernements dits de gauche, plus d’opportunités sont créées pour le secteur populaire reste tout-à-fait crédible. En général, les gouvernements qui se disent de droite se préoccupent plus de leurs intérêts individuels que de ceux du peuple qu’ils sont censés représenter. Mais je crois qu’il y a différentes versions avec lesquelles on peut classer la prise de pouvoir que vous évoquez (en considérant que « prendre le pouvoir » signifie donner la possibilité de faire et de pouvoir) par le « Pablo Pueblo » que je décris dans ma chanson. L’une d’elles est la création d’un espace pour que sa dignité soit respectée, de même que ses droits. L’autre est offrir l’opportunité de développer sa capacité, et pas seulement avec des subventions qui rendent dépendant d’un tiers ou qui stimulent les pires instincts que nous possédons tous. Pour moi, la véritable révolution sociale est celle qui offre une meilleure qualité de vie à tout le monde, qui satisfait les besoins de l’espèce humaine, y compris le besoin d’être reconnu et d’arriver à un état d’autoréalisation, et celle qui offre des opportunités sans exiger une quelconque forme de servitude en retour. Cela, malheureusement, n’a jamais eu lieu avec aucune révolution.

Je vous exprime mes opinions, monsieur le Président, sans haine, sans arrières pensées, sans ironie, sans intérêts subreptices. Je réitère ma reconnaissance pour le ton de votre conversation et pour votre considération en m’offrant un peu de votre temps pour prêter un peu d’attention aux mots que ce panaméen d’Amérique Latine.

Je finis avec une sorte de prière aux camps qui s’affrontent dans ce cher Venezuela: commencer à additionner et cessez donc de soustraire. Que les insultes et la diatribe cessent afin que les Vénézuéliens commencent à converser; parce que le silence est le meilleur préambule d’un dialogue raisonné

Vive le Venezuela !

Bien à vous,

Rubén Blades

20 février 2014

Source d’origine: Blades, Rubén.”Respuesta al Presidente de Venezuela”. Rubenblades.com. 20 de febrero de 2014. 11 de marzo de 2014. http://www.rubenblades.com/todos/2014/2/20/respuesta-al-presidente-de-venezuela.html

Traduit par: #infoVnzla

@infoVnzl

“Comparado con Chávez, Maduro es un Payaso”

Por SRF Schweizer Radio und Fernsehen – Publicado el 5 de marzo de 2014

Desde hace semanas la oposición venezolana protesta contra el gobierno. Mañana se cumple un año de la muerte de Hugo Chávez, el mentor político de Nicolás Maduro. De nuevo se esperan grandes manifestaciones. Un experto en Latinoamérica nos explica por qué el país está tan dividido.

Entrevista con Wolf Grabendorff por la SRF, emisora de radio y televisión de la Suiza alemana.

SRF: Wolf Grabendorff, ¿por qué justo ahora las protestas en Venezuela son tan intensas?

WG: Son tan intensas, porque la oposición no quiere esperar hasta las próximas elecciones. Dentro de la oposición existe un movimiento que opina que la presión proveniente de la calle deberá forzar al Presidente Maduro a dimitir.

SRF: La oposición reclama la dimisión de Maduro. ¿Cuál es el próximo plan?

WG: Sebe debe anular todo lo que hizo Chávez. La oposición exige que ante todo se sanee la economía. Pero el resto de las demandas son poco claras. La oposición democrática está conformada por unos 20 partidos diferentes. No está claro cuál debe ser el camino a seguir, ni como se deberán aplicar las reformas tan necesarias  para el país.

SRF: ¿Qué tendría que hacer un nuevo gobierno para solucionar la crisis económica en Venezuela?

WG: Debe renovar la relación con la empresa privada. Chávez nacionalizó muchas cosas – y Maduro aún más en el corto tiempo que ha sido presidente. He ahí una de las razones por la cual el abastecimiento en el país es tan catastrófico. En el país falta de todo. La moneda se está desmoronando. Los que pueden sacan sus ahorros al extranjero. Además de la crisis política existe también una crisis estructural de la economía relacionada con el hecho que Chávez ha subsidiado con grandes cantidades de dinero a Cuba durante muchos años.

SRF: A esto se le suma una alta criminalidad en Venezuela. El país tiene la tasa más alta de asesinatos del mundo. ¿Explica  la crisis económica tantas muertes?

WG: No, la alta criminalidad no solo se debe  a la crisis económica; sino también a la policía corrupta, que además está dividida. Cuando por ejemplo un candidato de la oposición gana las elecciones en un distrito o en una ciudad, la policía está del lado de la oposición – y al revés. Esto significa que en Caracas, la capital de Venezuela, los policías no trabajan conjuntamente, sino que están enfrentados. Además están tan mal pagados que solo consiguen vivir a través de la criminalidad.

SRF: Venezuela también tenía problemas durante la presidencia de Chávez. ¿Por qué no habían protestas tan grandes?

WG: Eso tiene que ver con la personalidad de Chávez. Después de Fidel Castro y Perón, Chávez fue el tercer gran líder de los últimos 50 años en este continente. Él se presentó como líder de la región, no solo frente a los pobres del país, sino también frente a los países vecinos. Ese estilo de liderazgo le facilitó  el trato  con sus adversarios.

SRF: ¿Entonces  Nicolás Maduro en sus diez meses de presidencia  no ha podido llevar a cabo alguna corrección al programa de Chávez?

WG: No, comparado con Chávez, es un payaso. No es ni un gran líder, ni tiene fuertes conexiones dentro del chavismo. Lo que en realidad ha hecho es arruinar al país aún más de lo que hizo Chávez  en los 14 años anteriores.

SRF: ¿Eso quiere decir que Maduro no solo siente la presión de la calle sino también la del círculo de poder chavista?

WG: Eso es correcto. La pregunta es cómo se va a manifestar el descontento contra el liderazgo mediocre de Maduro. El ejército que se encuentra bastante dividido, todavía no tiene claro quién pudiese ser el próximo dirigente. Las confrontaciones en la calle han mostrado, que Maduro ni es capaz de controlar a su propia gente. La mayoría de los disparos no provienen del ejército, sino del servicio secreto y de los llamados “colectivos”, que no son más que grupos chavistas armados.

SRF: ¿Eso significa que Venezuela tiene, por decirlo de alguna manera, una cúpula chavista autoritaria y por debajo existen distintos círculos de poder?

WG: Sí, y justamente esa difusión del poder crea grandes dificultades para imponer reformas. Muchos observadores en la región creen que solo un régimen militar se podrá hacer cargo del orden.

Fuente Original:SRF.”Verglichen mit Chávez ist Maduro ein Clown”. SRF Schweizer Radio und Fernsehen. Marzo 5, 2014. SRF. Marzo 11, 2014. http://www.srf.ch/news/international/verglichen-mit-chavez-ist-maduro-ein-clown

Foto principal: AFP  Foto/Presidencia.

Traducido por #infoVnzla

@infoVnzl

Maduro tropieza con los zapatos de Chávez

Por Laura Tillman y Nick Miroff.

The Washington Post – Marzo 4, 2014

CARACAS, Venezuela — El presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, también fue joven. Tocaba guitarra, tenía el pelo largo y trabajó como encargado de los equipos de un grupo de rock, Enigma.

El joven delgado y rebelde no tenía una apariencia muy diferente a la de los estudiantes y furiosos adolescentes que ahora confrontan a su gobierno en las calles. Para estos jóvenes, que crecieron durante los 14 años de mandato de su predecesor, Hugo Chávez, es Maduro quien se ha convertido en la cara de un sistema podrido.

“¡Maduro, vete ya!”, gritan.

Tras más de dos semanas de protestas diarias que han dejado al menos 14 muertos y 150 heridos, Maduro se tambalea al cumplirse el miércoles el primer aniversario de la muerte de Chávez; y se ve rodeado de dudas sobre su capacidad para mantener en pie la revolución “bolivariana” de su mentor. Los problemas que Chávez le heredó cuando murió el año pasado, incluyendo el crimen descontrolado y una economía en debacle, han empeorado.

Pero el hombre que se llama a sí mismo “un hijo de Chávez” también ha heredado el inmenso poder centralizado del estado. Maduro y el Partido Socialista Unido fundado por Chávez controlan 20 de los 23 gobiernos de los estados de Venezuela, así como la Corte Suprema, el parlamento y, aún más importante, los militares y la compañía petrolera nacional. En los barrios pobres a los que Chávez les dio nuevas escuelas, centros de atención médica y viviendas subsidiadas, la lealtad al gobierno se mantiene firme.

Venezuela no es Ucrania, dicen los analistas, donde el presidente debilitado se tambaleó, y luego huyó.

“No hay razón para creer que Maduro esté en una situación inestable”, dice Gregory Weeks,  académico experto en América Latina de la Universidad de Carolina de Norte en Charlotte. “Los militares le han declarado su respaldo y no se han visto dudas en ese sentido. A menos que se les exigiera aplicar intensas medidas represivas, es difícil imaginar un escenario en el que los líderes militares se rebelen”.

Protestas y mano dura

Maduro, de 51 años, renunció hace mucho tiempo a su carrera en el rock. Trabajó como conductor de autobús y líder sindical antes de ascender al círculo interno de Chávez gracias a su lealtad inquebrantable. A pesar de que Chávez lo respaldó desde su lecho de muerte, Maduro fue elegido en abril (2013) por un margen de sólo 1,5 por ciento; apenas logrando superar al candidato de la oposición Henrique Capriles.

Fue un arranque muy débil de su período de seis años, que se extiende hasta 2019, y sus críticos dicen que desde entonces ha tratado de compensarlo en exceso.

Como presidente, Maduro se viste con frecuencia como Chávez, habla como Chávez y hasta le ha dicho a los venezolanos que ha dormido en la tumba de Chávez. Los actos de conmemoración del miércoles le darán la oportunidad de recordarle a los ‘chavistas’ leales que él es el elegido del comandante.

“Chávez marca la ruta, Maduro toma el volante”, fue el eslogan de campaña que utilizó apelando a su pasado como simple conductor de autobús.

Chávez también enfrentó recurrentes olas de protesta, e inclusive un breve golpe de estado en 2002. Su respuesta frecuente fue reunir a sus simpatizantes en enormes concentraciones públicas para recordarle a sus oponentes que la masa pobre estaba de su lado.

Pero Maduro se enfrenta al mayor conflicto de la última década y se ha apoyado más a la fuerza bruta. Sus guardias nacionales golpean a los protestantes en las calles, les disparan perdigones y agreden a camarógrafos de la televisión. Metió a la cárcel al líder de oposición Leopoldo López bajo cargos de “conspiración” y otros crímenes. Ha censurado la cobertura crítica de la violencia, pero ha hecho poco, dicen sus críticos, para controlar los grupos motorizados pro-gobierno que han disparado armas de fuego contra los manifestantes.

En sus discursos nocturnos casi diarios, recurre algo que podría llamarse McCarthysmo inverso. Ve “fascistas” detrás de cada señal de protesta y marcha estudiantil, aunque los frustrados estudiantes universitarios no tienen parecido alguno con los ejércitos de la Europa del siglo 20.

La retórica encendida sólo parece provocar aún más a los manifestantes. Los oponentes de Maduro han articulado pocas demandas políticas concretas más allá de su renuncia y la liberación de docenas de activistas que han sido encarcelados. En algunos municipios privilegiados de Caracas y en puntos específicos como San Cristóbal, ciudad fronteriza del oeste de Venezuela, los enfrentamientos ocurren casi todas las noches y las calles permanecen bloqueadas por barricadas improvisadas y nubes de gas lacrimógeno.

Las protestas han comenzado a mostrar señales de agotamiento pero continuaron esta semana a lo largo de las festividades de carnaval. Maduro y sus acólitos han publicado fotos de playas venezolanas repletas de turistas con la intención de debilitar la percepción de que la agitación se estaba extendiendo a todo el país.

Los analistas dicen que de cualquier manera no son las protestas de los estudiantes de clase media lo que más preocupa a Maduro. Es la base de apoyo de Chávez: los venezolanos de la empobrecida clase trabajadora que se han beneficiado de años de grandes gastos del socialismo bolivariano y que son quienes más tendrían que perder si desaparece.

En ese sentido, el enemigo real de Maduro no son unos fascistas imaginarios sino los problemas económicos tangibles que ocasionan una inflación descontrolada y la escasez predominante. A pesar de tener las mayores reservas petroleras del mundo, Venezuela sufre literalmente de escasez de pan y mantequilla; por no mencionar leche, derivados del papel, azúcar y otros productos básicos.

De acuerdo al analista político Carlos Romero, establecido en Caracas, el gobierno de Maduro está estable pero no necesariamente fuerte.

“Hasta ahora hemos visto brotes de agitación social y represión selectiva”, dijo Romero. “Pero si la escasez e inflación continúa, una mayor porción de la población podría empezar a movilizarse y prestar atención a los llamados de protesta de la oposición”.

Grietas en la base de apoyo de Maduro

En algunos bastiones del apoyo a Chávez, el respaldo a Maduro ha comenzado a debilitarse.

La firma de Chávez, pintada en color rojo, se extiende hasta una altura de cinco pisos en un edificio de apartamentos financiado por el gobierno que se encuentra al lado de la autopista en la urbanización caraqueña llamada La Paz.

Afuera del edificio, Erika Salazar, de 26 años, y su hermana Doris, de 25, están sentadas cerca de un parque infantil con bolsas de papel higiénico por las que hicieron un cola durante 20 minutos antes de poder comprarlo — una espera que ellas calificaron como corta.

Las hermanas viven en un complejo de viviendas que incluye dos enormes edificios que albergan a más de 900 familias. Antes vivían en un albergue después de haber perdido su vivienda en una inundación en 2010.

Doris dijo que Maduro “es un buen presidente, pero no tiene tanta personalidad” como Chávez.

Erika salió rápidamente en defensa de Maduro. “Por supuesto que le falta mucha experiencia, pero estamos con él”, dijo.

Cerca de allí, un obrero de la construcción, Javier Sánchez, dijo que la “revolución socialista” de Venezuela es más grande que la persona que ocupa la oficina presidencial.

“Estamos luchando por la revolución”, dijo. “Si es Maduro, si es Chávez, si es cualquier revolucionario, nosotros vamos a estar ahí, hasta sin un representante”.

Pero incluso en el complejo de viviendas públicas del gobierno había señales de simpatía por los manifestantes.

Gladis Jiménez, enfermera en un hospital público, dice que votó por Maduro pero se ha visto frustrada con él desde que comenzaron las protestas de la oposición. Ella no tiene tiempo para marchar, dijo, pero apoya al movimiento liderado por los estudiantes.

“Ellos tienen que luchar por su futuro”, dijo Jiménez.

Los líderes de la oposición han dicho que quieren forzar la salida de Maduro por vías legales, pero la constitución venezolana no permite un proceso revocatorio hasta 2016.

Fuente: Tillman, Laura y Miroff, Nick. “In Chávez’s big shoes, Maduro stumbles”.

The Whashington Post. Marzo 4, 2014.

Marzo 4, 2014. <http://www.washingtonpost.com/world/in-chavezs-big-shoes-maduro-stumbles/2014/03/03/cf97cdf2-a0ac-11e3-878c-65222df220eb_story.html&gt;

Fuente foto principal: © REUTERS Tomas Bravo

Translated by #infoVnzla

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Raspando: la vida entre los desposeídos de Venezuela

Por Girish Gupta

The New Yorker – Marzo 6, 2014

Cuando conocí a Marisela Méndez en San Cristóbal, Venezuela, cerca de la frontera de ese país con Colombia, me mostró la palma de su mano. Más de siete horas antes, alguien le había escrito en la mano “1.296” con un marcador negro para indicar su puesto en la cola de Garzón, un gran automercado. La cola se extendía por cientos de metros a lo largo de una valla en las afueras de la ciudad. “Escuché que tienen harina y leche”, me dijo Méndez, de 41 años de edad. “Ya hace tiempo que no tengo de eso”. Las montañas de los Andes venezolanos estaban demasiado lejos para protegerla del sol de la tarde.

San Cristóbal es la capital del estado Táchira, en Venezuela. Hace un mes, los estudiantes comenzaron a protestar aquí después del intento de violación de una estudiante en el jardín botánico de una universidad local. Los estudiantes estaban descontentos por el reciente aumento del crimen en el campus y sentían que el gobierno local no lo había combatido adecuadamente. Algunos de los manifestantes fueron detenidos por las autoridades, lo que hizo que sus compañeros salieran a las calles tanto en San Cristóbal como otras ciudades cercanas. Con el respaldo de políticos de oposición, las protestas se extendieron desde entonces a lo largo del país con denuncias de los participantes sobre las colas en los automercados, la inseguridad económica y otros perjuicios que aseguran son síntomas del fracaso del gobierno del presidente Nicolás Maduro y el Partido Socialista Unido de Venezuela. El miércoles, el gobierno realizó un desfile para conmemorar el primer aniversario de la muerte del presidente Hugo Chávez; mientras tanto, las protestas continuaron. En ellas han participado decenas de miles de personas y han dejado al menos 20 muertos. En San Cristóbal, continúan con gran intensidad. Las calles están bloqueadas por barricadas de basura en llamas, escombros y alambre de púas; manifestantes adolescentes se pasean con cocteles Molotov y tirachinas, y reciben el apoyo de muchos residentes de mayor edad. Méndez apoya las protestas pero agregó, “La verdad, no sé qué es lo que van a lograr”.

Venezuela actualmente exhibe una tasa de inflación de más del 56 por ciento y un índice de escasez —el porcentaje de productos que no están disponibles— que registra un máximo histórico del 28 por ciento. Esta situación ha sido consecuencia en gran parte de los controles económicos del gobierno. En 2003, Chávez estableció un control de cambios después de una gran huelga petrolera que perjudicó la economía del país. Los controles anclaron la tasa de cambio frente al dólar estadounidense y limitaron la cantidad de bolívares, la moneda local, que los venezolanos podían intercambiar, con el objetivo de estabilizar la economía al tratar de frenar la inflación y la fuga de capitales. Estas políticas no tuvieron el efecto deseado. Once años después, la medida ha disminuido profundamente los incentivos a las empresas para producir e importar productos, y ha dividido al país entre aquellos con acceso a divisas fuertes y aquellos que no lo tienen.

Hoy, los dólares pueden venderse en el mercado negro por más de 10 veces la paridad oficial, según sitios web que hacen seguimiento a la tasa de cambio del mercado negro, tales como DolarToday. Aquellos con acceso a dólares pueden vivir extremadamente bien. Un vuelo de Caracas a Nueva York cuesta unos once mil bolívares —más de mil quinientos dólares al cambio oficial, pero poco más de 100 dólares a la tasa del mercado negro. Existe un sin número de trucos para aprovechar este situación. Uno de los más conocidos es conocido como el raspao. Los venezolanos pueden obtener una cantidad limitada de moneda fuerte a la tasa oficial en una tarjeta de crédito si demuestran al gobierno que tienen un motivo para gastarlo en el extranjero. Fuera del país, convierten esa cantidad a efectivo y la traen de vuelta para venderla en el mercado negro, con lo que obtienen una ganancia enorme.

Al mismo tiempo, de los anaqueles falta mucho más que harina y leche. En noviembre, los militares ocuparon la cadena de tiendas de electrodomésticos Daka, similar a Best Buy en Estados Unidos, y la obligaron a vender a los precios “justos” que el gobierno consideraba apropiados. Esta medida se extendió eventualmente a otros productos; muchas tiendas simplemente cerraron sus puertas en lugar de vender con pérdidas, mientras que otras permanecieron abiertas pero prácticamente sin inventario. Para exacerbar la situación, el presidente Maduro decretó en enero la Ley de Precios Justos, que estableció el margen de ganancia máximo para “cada agente” —incluyendo fabricantes y vendedores— en un 30 por ciento. Las vendedores dicen que tienen graves problemas para obtener dólares a la tasa oficial a través de los complicados mecanismos impuestos por el gobierno y por ello recurren al mercado negro, lo que implica cobrar precios que el gobierno califica de injustos. El gobierno ha implementado varios sistemas cambiarios para tratar de resolver la escasez de dólares, pero ninguno ha logrado cubrir la demanda, tal como lo indica la descontrolada tasa de cambio en el mercado negro.

La gente de San Cristóbal se lleva la peor parte de la escasez debido a la cercanía a la frontera. Los colombianos vienen a esta ciudad con divisas fuertes a comprar productos con precios controlados, y luego los sacan como contrabando para revenderlos en su país. Esto ocurre especialmente con la gasolina. Los precios de la gasolina en Venezuela son los más bajos del mundo —unos seis centavos de dólar por galón. Del lado colombiano de la frontera, los pimpineros, como se conoce a los contrabandistas de gasolina, hacen colas de varios kilómetros con sus bidones, generalmente ocultos en cajas de madera, para revender la gasolina a precios mucho más altos.

Los controles cambiarios anteceden a Chávez. La tasa de cambio se fijó por primera vez en 1934, cuatro años después de que el bolívar abandonara el patrón oro. Antes del llamado Viernes Negro de 1983 en Venezuela —cuando la moneda acusó una fuerte devaluación y se impusieron límites estrictos al cambio de divisas—, el bolívar era una de las monedas más estables de la región. Surgieron los problemas económicos; la situación empeoró en los años ochenta producto de las políticas económicas del presidente Jaime Lusinchi, que tuvieron mucho peso en el descontento que ayudó a llevar a Chávez al poder en 1999. Maduro, que llegó a la presidencia tras la muerte de Chávez el año pasado, atribuyó los problemas a una “guerra económica” desatada por la oposición con la ayuda de Washington. Maduro ha culpado a una “facción nazi-fascista” por la violencia ocurrida en las manifestaciones.

Las protestas continúan a lo largo del país. Aunque no parecen estar perdiendo fuerza, hay pocas señales, como me dijo Méndez, de que vayan a producir algún cambio. Mientras seguía esperando pacientemente en la cola del automercado, dijo, “No somos fascistas. ¿Ves aquí a algún fascista? Sólo queremos comida para alimentar a nuestros hijos”.

Girish Gupta es un periodista radicado en Caracas, Venezuela, que informa sobre América Latina y ocasionalmente sobre el Oriente Medio.

Fotografía por Girish Gupta.

Fuente: Gupta, Girish. “The scrape: life among Venezuela’s have-nots”. The New Yorker, 6 de marzo de 2014.

http://www.newyorker.com/online/blogs/currency/2014/03/venezuela-protests-black-market-economic-controls.html

Traducido por #infoVnzla

@infoVnzl

El Frank Underwood de Venezuela

Detrás de las escenas diarias de protestas en contra del gobierno, otra lucha por el poder se lleva a cabo.

Por Daniel Lansberg-Rodríguez.

The Atlantic. 6 de marzo, 2014.

Conozcan a Diosdado Cabello: presidente de la Asamblea Nacional de Venezuela, vicepresidente del partido en poder, el Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV), y un despiadado pragmático por excelencia. Si los creadores de “House of Cards” estuvieran interesados en expandir la franquicia hacia el sur, deberían conocer al Frank Underwood de Venezuela.

En las últimas semanas, la crisis política en Venezuela – protestas masivas ante una economía sacudida, una escasez desenfrenada, el crimen remontado, y una polarización ideológica – ha sido representada en los medios internacionales principalmente como una lucha entre un gobierno monolítico y los restos aislados de una tradicional clase media. Pero esta descripción es superficial; varias tramas, tanto personales como sociales, se llevan a cabo bajo la superficie. Una de ellas es la amarga disputa por el alma del partido y por el futuro de la nación entre el sucesor de Hugo Chávez y el casi sucesor.

Para uno de los contendientes, el presidente Nicolás Maduro, la agitación en Venezuela ha sido profundamente dañina. Se le critica por recurrir rápidamente a la violencia del estado para lidiar con manifestantes desarmados, lo cual ha dejado 18 fallecidos. En apariciones públicas se le nota cada vez más cansado y más que un poco trastornado.

Para el otro contendiente, Cabello, la agitación política ha aumentado. Repentinamente está en todas partes. Cuando la policía declaró que buscaba al famoso representante de la oposición, Leopoldo López, fue Cabello quien negoció la entrega con su familia. Luego, durante el arresto – una situación absurda donde López se entregó durante una manifestación – fue Cabello quien apareció de nuevo para escoltarlo a la cárcel (a pesar de no tener autoridad ni política ni judicial), y aparentemente para “resguardar su seguridad”. Poco después, cuando las autoridades se enfrentaron con Ángel Vivas, un ex general renegado quien se acuarteló en su hogar desafiando una orden de arresto, fue Cabello – no Maduro – quien jugó el papel oficial más visible en el dramático enfrentamiento.

Es más, tan solo días después del llamado de López a las protestas en contra del gobierno, los medios del Estado anunciaron que Cabello tendría su propio programa semanal de televisión. El primer episodio contó con una visita “sorpresa” de Maduro, y con un video musical de la hija de Cabello, Daniella, cantándole una balada al fallecido Hugo Chávez. El video se hizo viral entre los seguidores del gobierno, y Daniella se ha mantenido en los titulares luego de haber “perdonado” públicamente a un joven oponente del régimen, quien le había mandado un tweet amenazándola.

En otras palabras, mientras Venezuela conmemora el primer aniversario de la muerte de Chávez, la lucha entre Cabello y Maduro se intensifica. Y parece que Cabello va ganando.

Diosdado Cabello comenzó su carrera política como compañero de armas subalterno de Chávez en las Fuerzas Armadas, durante un golpe fallido contra el gobierno de Carlos Andrés Pérez en 1992. El plan falló, y a Cabello se le encarceló brevemente por su participación. Después de salir en libertad, asistió a Chávez durante su primera exitosa candidatura presidencial en 1998, y desde temprano se caracterizó por su dureza y eficacia.

Desde entonces, su trayectoria política ha sido extraordinaria, tanto por su duración (Chávez hacía rápidamente a un lado a cualquier posible rival), como por su variedad. Sus cargos han incluido breves períodos como Ministro de Planificación, de Justicia, del Interior, de Obras Públicas, de Viviendas, junto con otras extensiones como Gobernador de Estado, Jefe de La Comisión Nacional de Telecomunicaciones, Jefe del Gabinete de Chávez y Jefe de Campaña presidencial. Luego de un fallido intento de golpe en el 2002, que sacó brevemente del poder a Chávez, Cabello, entonces vicepresidente, incluso asumió la presidencia – una ocupación efímera que duró apenas horas hasta que el mismo Chávez pudo ser ubicado y el orden constitucional (o lo que pasa por ello en Venezuela) fue restaurado. Diez años después, con un Chávez convaleciente, muchos pensaron que Cabello podría ser nombrado como su heredero, pero en vez se le otorgó el cargo al actual presidente, Nicolás Maduro.

Hoy, como presidente de una legislatura venezolana unicameral regida por el socialismo, Cabello, de 50 años de edad, manda sobre su terreno con una brutal eficacia. Para el deleite de la encarnación del personaje de Kevin Spacey, Cabello frecuentemente sobrepasa a Frank Underwood. Bajo su supervisión, se ha vuelto un hábito que la Asamblea Nacional ignore por completo los obstáculos constitucionales – impidiendo en repetidas ocasiones que los miembros de la oposición tomen la palabra durante la sesión, suspendiendo sus salarios, retirándole la inmunidad parlamentaria a legisladores problemáticos y, en una ocasión, hasta presidió la golpiza física a legisladores opositores durante una sesión de la Asamblea Nacional.

En una parte del mundo, donde el carisma lo es todo, Cabello – cuyo primer nombre es Diosdado, lo que significa “Dado por Dios” – es bastante peculiar. No acumula su influencia como encantador de las masas, sino como un maestro manipulador de los que están a su alrededor. Haciendo uso artísticamente de su posición e influencias, destruye a sus enemigos sin misericordia, remunera generosamente a sus amigos, y hasta ayuda a llenar puestos del gobierno con miembros de su propia familia. Su esposa es miembro de la Asamblea Nacional, su hermano está a cargo de la autoridad de impuestos nacional, y su hermana es delegada de Venezuela en las Naciones Unidas.

De estas maneras, Cabello ha acumulado influencia con los principales votantes, tales como hombres de negocio adinerados y de las fuerzas armadas, de los cuales 36 generales se graduaron de la Academia Militar en la misma promoción que Cabello. Se rumora que las actividades de Cabello se extienden a terrenos más sospechosos, incluyendo supuestos vínculos con gremios narcotraficantes y con organizaciones criminales. Un telegrama de 2009 de la Embajada de los Estados Unidos que se filtró a través de Wikileaks, señala a Cabello como un “polo principal” de corrupción dentro del régimen, y lo describe como “acumulando gran poder y control sobre los sistemas del régimen, al igual que una fortuna privada, frecuentemente lograda a través de intimidación tras bastidores”. El comunicado también contempló la especulación de que “el propio Chávez podría estar preocupado por la creciente influencia de Cabello, pero incapaz de disminuirlo”.

Esta estrategia tiene sus desventajas. Los opositores al régimen detestan personalmente a Cabello, quienes lo ven como un mafioso abusador, y que también crea profunda desconfianza dentro de muchos de los propios seguidores del gobierno, quienes lo ven como un corrupto, oportunista, excesivamente ambicioso, y no lo suficientemente comprometido con los principios del Partido Unido Socialista.

Y tal como el personaje de Frank Underwood, Cabello es excelente obteniendo puestos elevados, pero menos habilidoso en las urnas de electorales. En 2008 – a pesar de disfrutar del amplio apoyo financiero y logístico del gobierno, y la asistencia tácita de las famosamente parcializadas autoridades electorales venezolanas – perdió su apuesta a la reelección como gobernador de Miranda, el segundo estado más popular en Venezuela, ante Henrique Capriles: un contrincante quien eventualmente ascendería a medirse para la presidencia contra el propio Chávez en 2012.

La influencia de Cabello surge a raíz de la convergencia de dos grupos políticos divergentes dentro del partido rector: uno pragmático, y el otro ideológico. El primero tipificado por Cabello, es el más clásico movimiento ideológico populista: nacionalista, corrupto y trillado. El segundo busca una revolución internacional y una transformación a gran escala de la sociedad de América Latina. A través de la diplomacia petrolera, este segundo grupo ha buscado convertir a la Venezuela socialista en una potencia regional y mundial, inyectando fondos del estado para mantener amistosos regímenes clientelares en Bolivia, Cuba, Ecuador y Nicaragua. Supuestamente, sus miembros también han trabajado para influir en las elecciones tan lejos como en México, mientras se fortalecen vínculos con países como Irán y Rusia.

En la cúspide del poder, Chávez fue capaz de manejar estas divisiones a través de la mera fuerza de su personalidad. Sin embargo, antes de su muerte apostó su legado al campo ideológico. A medida que su salud se deterioraba, la influencia cubana dentro del gobierno venezolano aumentaba, y el régimen de La Habana – altamente dependiente en su economía de las grandes dádivas venezolanas en forma de petróleo subsidiado y otras ayudas – impulsó fuertemente a Maduro, un idealista con fuertes vínculos con los Castro, para que fuera el sucesor. Adicionalmente, el diagnóstico del cáncer de Chávez llegó en un momento donde la influencia de Cabello parecía disminuir. Este distanciamiento pareció llegar a un clímax en 2012, cuando durante una trasmisión televisiva, Chávez inesperadamente recomendó que Cabello se postulara para la gobernación del remoto estado de Monagas. La región es el sitio de nacimiento de Cabello, pero la propuesta era una bofetada de exilio político. Cabello retrocedió.

Después de la muerte de Chávez, y la consagración de Maduro como su heredero, la constitución de Venezuela apuntaba a Cabello, jefe de la legislación, como presidente encargado hasta que se sostuvieran elecciones. Pero el equipo de Maduro logró convencer a las autoridades relevantes de que ignoraran dicha provisión, permitiendo que el cargo pasara a manos de Maduro, despojando a Cabello de otra oportunidad truncada a la presidencia.

Aunque que ambos hombres se han apoyado públicamente desde entonces, la relación puede ser mucho más tensa de lo que parece. En abril de 2013, luego de que Maduro ganara, a duras penas, la contienda electoral contra Capriles; Cabello envió un tweet a sus casi un millón de seguidores diciendo que el gobierno debía entrar en una “profunda auto reflexión” sobre el por qué les había ido tan mal en comparación con la última elección de Chávez. Dicha contienda se había llevado a cabo tan solo unos meses antes, contra el mismo oponente y con las mismas ventajas del régimen. El significado del mensaje de Cabello fue claro: “Maduro es un riesgo.”

Una serie de filtraciones han ofrecido evidencia adicional de una rivalidad prolongada. En mayo de 2013, la oposición misteriosamente obtuvo una grabación de Mario Silva, un popular presentador de televisión e ideólogo a favor del gobierno, donde discutía asuntos internos del régimen con un alto oficial de la policía secreta de Cuba. En el audio, Silva describió a Cabello como “un grandísimo hijo de puta” y fue representado como un cleptómano mafioso, desesperado por el poder, y una constante pero inamovible espina en el costado de Maduro.

Públicamente, el gobierno trató de desacreditar las grabaciones diciendo que fueron falsificadas por la CIA y el Mossad, pero a Silva lo quitaron rápidamente del aire. Cabello salió del escándalo relativamente ileso y poco después apareció junto a Maduro en la televisión del Estado, viéndose intocable y dejando a algunos venezolanos pensando si no habría organizado él mismo la filtración.

A medida que las protestas entran en su cuarta semana, la meta definitiva de su próxima ofensiva carismática permanece incierta. Los líderes de la oposición han manifestado preocupación sobre, si al enfrentarse a Maduro, no se corre el riesgo de que Cabello tome el poder. Sin embargo, en el evento poco probable de que Maduro renuncie o sea destituido, una presidencia para Cabello aún requeriría unas elecciones nacionales, a menos que se dé una abierta suspensión de la constitución. Y las elecciones nunca han sido el fuerte de Cabello.

Pero es mejor no preocuparse mucho por los inconvenientes. A diferencia de su equivalente de Netflix, el final del juego para Cabello podría no ser la presidencia como tal. En cambio, lo que busca es poder con impunidad. Si Maduro cae, sería difícil imaginar un escenario donde Cabello no juegue una parte primordial en decidir quién y qué lo substituirá. Con una baraja marcada y ordenada a su antojo, puede que a Diosdado Cabello no le importe mucho quién sea el rey —siempre y cuando él siga siendo el as.

Fuente Original: Lansberg-Rodríguez, Daniel. “The Frank Underwood of Venezuela.” The Altantic. 03-06-2014

http://www.theatlantic.com/international/archive/2014/03/the-frank-underwood-of-venezuela/284259/

Venezuelan students gather thousands of protesters

The streets of Caracas have been once again the stage of mass protests despite seven days of Carnival.

EWALD SCHARFENBERG. El País. 03- 10- 2014.

Last Sunday, tenths of thousands of people took to the streets once more to keep the pressure on the government of Venezuelan President, Nicolás Maduro.

The student movement, which since April 12th has led protests throughout the country that have claimed 18 lives, called a demonstration that started in four different points of the city – symbolizing the student’s four main demands – and then gathered in Chacaito’s Brión Square.

Although mass protests have occurred in the last several days and Sunday’s demonstration only went through middle-class neighborhoods traditionally aligned with the opposition, high attendance to the event was considered a victory for the opposition in yet another skirmish of what could be called Battle of Carnival in Venezuela.

The government, challenged by focalized riots for almost three weeks, assumed that Carnival vacations – which traditionally have been seized by Venezuelans as an opportunity to go to the beach or go hiking – would dissolve the protests and unmask the leaders organizing them.

In order to reinforce that awaited ‘freezing effect’, president Maduro announced his decision to extent the holidays three more days to include Ash Wednesday, which coincides with the first anniversary of the passing of former President Hugo Chávez.

That the students were able to fill the streets of Caracas and other cities around the country, such as Mérida and Barquisimeto, on the Sunday before a major holiday – made all the more tempting by the offer of seven days off from work – speaks volumes of the movement’s organization and political abilities.

Enfrentamientos después de las protestas. / RODRIGO ABD (AP)

Clashes after protests. / RODRIGO ABD (AP)

On the final leg of the demonstration, the president of the University Student Council of the oldest and most important public university in the country, Central University of Venezuela, Juan Requesens, assured that the students were “not tired, and [they] will never get tired: the student movement is committed to the country; that’s what motivates [them] to keep taking the streets.”

Requesens, the event’s only speaker, also used his half-hour speech to publicly answer the invitation extended by several government authorities – including President Maduro and Vice President Jorge Arreaza – to hold a round table with the protesting students.

The student leader seemed willing to attend a meeting with the Revolution’s high officers as long as some conditions are met, such as a mandatory, media-wide broadcast of the event, the adoption of an agreed agenda, and the disclosure of who will be the other attendees.

However, Requesens assured that if the government intends to make them “go to Miraflores to demobilize the people” – making reference to Venezuela’s Presidential Palace – they would not be attending.

Almost simultaneously, President Maduro addressed the nation in a televised event.

In Paseo de Los Próceres, a long track used for military parades located in southeastern Caracas, the head-of-state attempted to rekindle a holiday celebration that seemed already lost.

President Maduro congratulated himself all the same, assuring that “the Venezuelan people has triumphed, because happiness and peace have triumphed”, and that “Venezuela is at peace and its people enjoy its rivers, mountains, and beaches.”

However, social media users and tourism agencies have acknowledged that traditional vacation spots have received a fairly modest amount of visitors this year.

Protests supporting the opposition have been registered even in traditional tourist destinations like Margarita Island and Colonia Tovar – a town founded by German immigrants in the XIX century and located just outside Caracas.

Roadblocks in Colonia Tovar – in which visitors were also involved – were dispersed by police forces with tear gas.

On Sunday, groups of protesters that separated from the opposition’s main demonstration clashed with anti-riot forces in Las Mercedes, Santa Fe and Altamira, areas located in the Venezuelan capital.

In Mérida – capital of the State of the same name and an important college town – protesters were able to fend off ‘chavista’ groups from their barricades.

In San Cristóbal, in the Andean state of Táchira, protesters seemed to control many areas of the city.

The fact that tourism during Carnival fell in relation to previous years doesn’t mean that would-be tourists are joining the protests.

In fact, many Venezuelans decided to stay at home as a result of the high cost of life, food shortages, or the fear of rampant insecurity in highways and of the roadblocks set up by protesters.

Shortages of several staple products have been more harshly felt over the last few days as a big part of the already insufficient fleet of trucks used to distribute food and supplies has been used during the holidays. In other cases the supply has been interrupted by barricades or through the threat of violence – as is the case in Táchira.

The government of President Maduro has appeared hesitant regarding the way in which protests could be quenched; and seems to be more interested in controlling the way the crisis is perceived rather than actually resolving it.

On Friday, 41 people were arrested by National Guardsmen after protests were dispersed in Altamira’s Plaza Francia, an opposition stronghold.

Even though State media alerted that “8 international terrorists” were captured during the raid, it was later known that, in reality, there were only two foreigners detained, one of them being an Italian photojournalist, Francesca Comissari.

After being kept in custody for a day, she was taken to court and later released without charges.

Once released, however, the reporter denounced that her photographic equipment – confiscated by the military – was not returned to her.

On Sunday, the government also decried that a right-wing campaign was being advanced on social networking platforms to urge celebrities to comment on the Venezuelan situation during the Oscars Awards ceremony, held in Los Angeles, California.

This annual event obtains some of the highest ratings in Venezuela, a nation addicted to pageantry and celebrities.

As a precaution, Venevisión, the biggest commercial TV network in the country and part of the powerful Organización Cisneros, announced that they wouldn’t air the show – the first time in decades.

Although they argued that financial difficulties were the only reason behind this decision, since 2004, Venevisión has famously tried to avoid any kind of friction with the Venezuelan government.

Source: SHARFENBERG, EWALD.  “Los estudiantes venezolanos reúnen a miles de manifestantes”. El País. 03-03-2014. http://internacional.elpais.com/internacional/2014/03/03/actualidad/1393810047_427757.html

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“Where you see the enemy, I only see venezuelans”, said Macri to Maduro

“Where you see a conspiracy, I see a gun-shot Génesis Carmona being carried away”

By DyN. La Nueva. 02-24- 2014.

The chief of the government of Buenos Aires, Mauricio Macri, wrote a letter today to Venezuela´s president Nicolás Maduro, stating that instead of “enemies” he “only” sees “angry Venezuelans who demand changes of their government.”

“You shouldn’t confuse the Argentinian government for the Argentinian people, as we do not mistake you for the Venezuelan people. Not all of us support you fully and absolutely in your abuses,” highlighted Macri on a note published on his Facebook and emphasized: “Mister Maduro, where you see the enemy, I only see Venezuelans.”

In regards to the protests in Venezuela, where 10 people died and which led to many acts of violence, the Buenos Aires official noted that “the protesters are not enemies nor conspirators, they are Venezuelans.”

In the letter, he also assured that “it is clear that you (Maduro) and I see different things and in different ways. For example, where you see enemies that you want to annihilate, I see angry Venezuelans who demand changes to their government.”

“Where you see a conspiracy, I see how a gun-shot, agonizing Génesis Carmona is carried away on a motorcycle at 22 years of age. And I don’t see you. Nor did I see you at the funeral of those innocent people,” he added.

Meanwhile, while separating himself from Kirchner´s party, Macri reminded him that “days ago, the Argentinian government confirmed its ‘full and total support’ towards Maduro,” and added that he prefers to “demand the immediate liberation of Leopoldo López and of all the Venezuelan political prisoners.”

“I choose to ask you to gain control of the paramilitary forces who spread fear and deaths with bullets. I prefer to ask you to guarantee freedom, and to sit down and hold an honest dialog with those who think differently,” he highlighted.

Additionally, the chief of city government emphasized that “where you see protesting fascists, I see people, I see human beings who do not agree with you. They do it however they can, they are people, and they also are the true Venezuelan people. Or is it that only those who applaud you are the people, and the rest are enemies?,” he questioned.

“I also see what you seem to miss. I see the fearsome motorcycles of the paramilitary groups who shoot against unarmed civilians at night, they even shoot at their houses and apartments, as is shown by the videos on Youtube,” he stated.

He ended by saying that “where you see only defamations and lies in the social networks (which there is, which I condemn), I also see the true indignation of the Venezuelans who find that is the only space they have left to report it with all its characters, because they are left with almost no media outlets since you shut them down, drowned them, persecuted them, and even kicked them out of the country. Good thing Twitter and Facebook exist, so that they can let us know what is happening in Venezuela!”

Source: DyN. “Donde usted ve al enemigo, yo solo veo venezolanos”, le dijo Macri a Maduro. La Nueva. 24-02-2014 http://www.lanueva.com/El-pais-/748573/donde-usted-ve-al-enemigo–yo-solo-veo-venezolanos–le-dijo-macri-a-maduro.html

Main photograph: Taken by Beatrice Murch (blmurch)

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