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La démocratie au Venezuela est-elle en risque?

Par Ignacio Ramonet*

Telesurtv.net.  – Publié le 23 février 2014. TeleSur,C.A. 28 février 2014

Il y a eu ces derniers mois au Venezuela quatre suffrages décisifs : deux votes pour la Présidentielle, des élections régionales et des municipales. Tous ont été remportés par le bloc de la révolution bolivarienne. Aucun des résultats n’a été contesté par les missions internationales d’observation électorale. L’élection la plus récente ne date que de deux mois… Et elle s’est soldée par une nette victoire – +11% d’écart – des chavistes. Depuis que Hugo Chávez a obtenu la présidence en 1999, toutes les scrutins démontrent que, sociologiquement, l’appui à la révolution bolivarienne est majoritaire.

En Amérique Latine, Chávez a été le premier dirigeant progressiste – depuis Salvador Allende – à avoir misé sur la voie démocratique pour arriver au pouvoir. On ne peut pas comprendre ce qu’est le chavisme si l’on ne mesure pas son caractère profondément démocratique.

Le pari de Chávez hier, et aujourd’hui de Nicolás Maduro, c’est celui du socialisme démocratique. Une démocratie pas seulement électorale. Également économique, sociale, culturelle… En quinze ans, le chavisme a apporté à des millions de personnes – qui n’avait pas de papiers d’identité à cause de leur pauvreté – le statut de citoyen et la possibilité de voter. Il a consacré plus de 42% du budget de l’État à des investissements sociaux. Il a sorti cinq millions de personnes de la pauvreté. Il a réduit la mortalité infantile. Éradiqué l’analphabétisme. Multiplié par cinq le nombre d’enseignants (le passant de 65 000 à 350 000) dans les écoles publiques. Créé onze nouvelles universités. Accordé des droits à la retraite à tous les travailleurs (y compris à ceux qui ne sont pas déclarés)… Tout ceci explique l’appui populaire dont Chávez a toujours bénéficié, ainsi que les récentes victoires électorales de Nicolás Maduro.

Alors, pourquoi ces manifestations ? N’oublions pas que le Venezuela chaviste – parce qu’il possède les principales réserves d’hydrocarbure de la planète – a (et sera) toujours l’objet de tentatives de déstabilisation et de campagnes médiatiques systématiquement hostiles.

Bien qu’elle se soit unie sous la bannière de Henrique Capriles, l’opposition a perdu quatre scrutins de suite. Face à cet échec, la fraction la plus à droite, en liaison avec les États-Unis et menée par l’ex-putschiste Leopoldo López, mise désormais sur un lent coup d’état. Et elle applique les techniques du manuel de Gene Sharp.

Dans une première phase : 1) créer le mécontentement par l’accaparement massif des produits de première nécessité ; 2) faire croire à l‘incompétence du gouvernement ; 3) fomenter des manifestations de mécontentement, et 4) intensifier le harcèlement médiatique.

Depuis le 12 février, les extrémistes sont passés à la seconde phase, proprement insurrectionnelle : 1) utiliser le mécontentement d’un groupe social (une minorité d’étudiants) pour provoquer des manifestations violentes, et des arrestations ; 2) mettre sur pied des manifestations de solidarité avec les détenus ; 3) introduire parmi les manifestants des pistoleros en leur confiant la mission de provoquer des victimes dans les deux camps (l’expertise balistique a démontré que les coups qui ont tué à Caracas, le 12 février, l’étudiant Bassil Alejandro Dacosta et le chaviste Juan Montoya ont été tiré avec la même arme, un Glock calibre 9mm) ;  4) augmenter les manifestations et leur niveau de violence ; 5) renforcer la pression médiatique, avec l’appui des réseaux sociaux, contre la répression du gouvernement ; 6) obtenir que les grandes institutions humanitaires condamnent le gouvernement pour son utilisation de la violence ; 7) réussir à faire en sorte que les gouvernements amis lancent des avertissements aux autorités locales…

Nous en sommes à cette étape.

La démocratie au Venezuela est-elle en risque ? Oui, elle est menacée, une fois de plus, par l’activisme des éternels putschistes.

* Rédacteur en chef du Monde diplomatique en espagnol. Il vient de publier Hugo Chávez. Mi primera vida.

Source d’origine: Ramonet, Ignacio. “¿Está en riesgo la democracia en Venezuela?” Telesurtv.net. 23 février 2014. http://www.telesurtv.net . 28 février 2014.  http://www.telesurtv.net/articulos/2014/02/23/esta-en-riesgo-la-democracia-en-venezuela-5522.html

Traducido por #infoVnzla

@infoVnzl

La douteuse conférence pour la paix de Maduro

Après des manifestations au Venezuela

Nicolas Maduro, président du Venezuela, semble de plus en plus en détresse face aux protestations contre son gouvernement. Il veut calmer la situation avec une « conférence pour la paix ». L’opposition estime que la réunion est une farce et veut la boycotter.
Par Martin Polansky, ARD-Hörfunkstudio Mexico-City. 26.02.2014 01h41

“Liberté“, crient les étudiants dans les rues de Caracas et dans beaucoup d’autres du Venezuela. Les protestations ne cessent pas. La situation s’aggrave de plus en plus: des barricades en feu, des canons à eau et des coups de feu épars. Au moins 13 morts, plus de 150 blessés, et d’après des chiffres officiels environ 700 arrestations.
Malgré tout, le gouvernement socialiste ne réussit pas à éteindre le feu, à calmer la manifestation que d’autres opposants au gouvernement ont rejoint depuis longtemps.

“Le gouvernement doit se rendre compte: Nous en avons assez!”
“Nous sommes là en raison de l’insécurité et de la situation économique. Le salaire minimum ne suffit pour presque plus rien“, lance, outrée une manifestante. Un autre dit : “le gouvernement doit enfin se rendre compte du fait que nous en avons assez de la criminalité, assez des hauts taux d’inflation, assez de la pénurie d’aliments.”
Les étudiants veulent la fin du gouvernement de gauche depuis longtemps. La relation entre partisans et adversaires des socialistes était déjà tendue au Venezuela, mais avec l’aggravation de la problématique économique, une grande partie de l’opposition est maintenant convaincue du fait que le temps d’un changement est venu.

Maduro – parfois bruyant, parfois complaisant.
Le président Nicolas Maduro, élu après la mort de Hugo Chavez il y’ a à peine un an est en détresse. Il réagit avec une rhétorique bruyante avec ce qui semble être des essaies de rapprochement.
Maduro a convoqué une « Conférence nationale pour la paix » aujourd’hui. Lundi, devant les membres des groupes de motards proches du régime socialiste, le discours disait ainsi: “Ils n’arriveront pas à nous vaincre, mais nous devons lutter chaque jour contre cette tentative de coup d’état fasciste. J’invite tous les groupes à la conférence pour la paix. Nous sommes prêts à nous regarder dans les yeux. Mais nous ne sommes pas prêts à accepter les conditions des auteurs d’actes de violence. »
Le fait que Maduro ait reçu des groupes de motards dans son palais présidentiel est perçu comme une menace par certains opposants. Les “motorizados” sont considérés comme imprévisibles, partisans armés du régime socialiste. D’après des rapports non confirmés, ils seraient responsables de la mort de plusieurs manifestants.
Henrique Capriles, dirigeant modéré de l’opposition, ne donne pas de crédibilité à l‘invitation à la conférence pour la paix: “je n’y vais pas. Je n’appartiens pas à l’orchestre du Titanic, qui jouera jusqu’à ce que le bateau coule. Nicolas, tu ne pourras pas m‘utiliser.”

L’église doit agir en tant que médiateur.
Un certain nombre d’opposants au gouvernement perçoivent Capriles comme quelqu’un qui serait prêt à trouver des compromis – car il ne soutient pas l’initiative des barricades dans les rues par les étudiants. Le parti du détenu politicien d’opposition Leopoldo Lopez soutient cette initiative pleinement. A l’heure actuelle il est difficile de voir comment la spirale d’escalade peut être rompue. Capriles a demandé à l’église catholique de servir de médiatrice.
Entre-temps, les étudiants ont manifesté devant l’ambassade de Cuba à Caracas. Leur demande: la Havane devrait retirer ses représentants militaires du Venezuela et ne pas se mêler de ce conflit. Cuba est considéré comme le plus proche allié du Venezuela.
Les Etats-Unis ont expulsé trois employés de l‘ambassade du Venezuela. Washington réagit ainsi à une action similaire du gouvernement vénézuélien contre des fonctionnaires américains expulsés de Caracas. Le conflit au Venezuela devient international.
La situation économique au Venezuela
télé journal 14h00, 27.02.2014, Andreas Caspari, ARD-aktuell

Source: http://www.tagesschau.de/ausland/venezuela314.html

Traduit par #infoVenezuela

Une ONG du Venezuela rapporte dix-huit cas de torture pendant les manifestations

El País – rubrique International

Alfredo Meza – Caracas – le 24 février 2014

Le Foro Penal Venezolano – une organisation de défense des droits de l’homme – affirme que des opposants ont été sauvagement frappés et violés par la police civile et militaire.

Cette mère demande que l’identité de son fils et la sienne ne soient pas divulguées par peur des représailles. Le 12 février, alors qu’il rentrait d’une manifestation organisée par l’opposition au gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro au cours de laquelle il y a eu deux morts, les agents du SEBIN (services secrets du Venezuela) l’ont arrêté. Sa famille n’a eu connaissance de son arrestation que trente heures plus tard lorsqu’il a été déféré devant le tribunal. Elle raconte qu’ils lui ont infligé une violente raclée au cours de laquelle ils ont utilisé plusieurs techniques de torture : des décharges électriques dans le cou, des sacs étanches sur la tête, et même des coups de bâton. « Et sans parler de la torture psychologique. Ils lui ont dit qu’ils étaient en train de nous violer moi et sa sœur » raconte-t-elle, calme mais émue, au bord des larmes.

Ce jeune est un étudiant en Droit de l’Université Santa Maria de Caracas, il a vingt-trois ans et c’est un petit-fils de galiciens. Tout comme lui, deux autres ressortissants espagnols ont été sauvagement torturés par des policiers et des militaires vénézuéliens pour avoir participé aux troubles qui paralysent partiellement le Venezuela depuis le début février, rapporte l’organisation de défense des droits de l’homme Foro Penal Venezolano. Le cas le plus scandaleux est celui de Juan Manuel Carrasco, lui aussi descendant d’espagnols, qui selon sa mère Rebeca Gonzalez a été violé avec le canon d’un fusil. Le Procureur Général de la République a nié que cette version des faits ait été présentée lors du défèrement de Carrasco devant le tribunal.

Au total, ce sont dix-huit récits de torture qui ont été portés à la connaissance du Foro Penal Venezolano. « Les droits de la défense de toutes les personnes qui ont été arrêtées sont violés. On ne leur permet pas de contacter leurs avocats et on les oblige à signer une déposition dans laquelle ils attestent avoir été assistés par des défenseurs. » dénonce le directeur de cette ONG, Alfredo Romero.

L’opposition politique a utilisé ces évènements pour maintenir la pression et les raisons de manifester. Samedi, pendant son interlocution à l’occasion du dernier grand rassemblement de ceux qui désavouent le gouvernement, l’ex-candidat à la présidence, Henrique Capriles, a voulu profiter de ce moment pour évoquer les cas de torture. Il a cité celui d’un jeune dont la tête a été fracassée par un casque. Selon lui, il est évident que le gouvernement de Maduro essaye d’étouffer ces dénonciations. En effet, l’histoire du chavisme est basée sur la répression dont a souffert en son temps l’ultra-gauche vénézuélienne entre 1958 et 1998.

Le Foro Penal Venzolano a eu connaissance de la mort de sept personnes, la majorité d’entre elles étant intervenues après des traitements cruels et inhumains. C’est le cas pour Geraldine Moreno, une jeune-fille assassinée à Valencia, à l’Etat Carabobo, qui a reçu une rafale de plombs en plein visage. Mais le nombre des victimes est monté à onze. Ce dimanche, le président Nicolas Maduro a ajouté au bilan tragique le nom de Danny Vargas de l’Etat andin de Tachira, région dans laquelle le gouvernement central admet avoir de graves problèmes avec l’ordre public. Vargas est mort sur une guarimba (une barricade) poignardé par un individu qui, selon le dirigeant vénézuélien, s’était senti humilié par les manifestants de l’opposition.

Cette version cherche à satisfaire une thèse soutenue depuis vendredi par le gouvernement. Seraient retranchés sur les barricades les groupes les plus radicaux de l’anti-chavisme qui sont capables de provoquer la mort de personnes étrangères aux manifestations. Vendredi, un motard, Elvis Duran, est décédé après avoir percuté une corde placée là par des opposants qui prétendaient empêcher la libre circulation dans le secteur résidentiel de Horizonte, dans les quartiers est de Caracas.

Maduro lui-même s’est emparé de ces deux cas pour démontrer qu’il faisait face à un “interminable coup d’état fasciste”. Pour l’affaire du motard Duran, le Président a ordonné l’incarcération du général à la retraite Angel Vivas que le gouvernement rend responsable “d’entraîner les fascistes” et d’avoir suggéré la mise en place de ces cordes sur les barricades.

Dimanche dernier, les corps de sécurité de l’État ont essayé de raser la résidence de Vivas dans le secteur de Prados del Este, au sud-est de Caracas, mais le responsable du secteur lui-même et les habitants les en ont empêchés. Armé d’un fusil et d’une arme de poing, Vivas a crié depuis son jardin au groupe qui prétendait l’arrêter qu’il n’en se livrerait pas. “Je ne reconnais pas l’autorité génocidaire des Castro (Fidel et Raul) au Venezuela. J’ai été entraîné pour donner ma vie pour le Venezuela. Je ne peux pas me rendre à un ordre cubain. Je ne leur permettrai pas d’entrer chez moi et s’ils le font j’exercerai mon droit à la légitime défense. »  Cette longue intervention a été couronnée par un « Viens donc me chercher toi-même, Maduro ! »

Les voisins sont sortis dans la rue en frappant sur leurs casseroles et en brandissant des drapeaux du Venezuela. D’autres ont bouclé les rues à un kilomètre à la ronde en sortant de leurs maisons des vieilleries – des matelas inutilisables – et en y ajoutant des branchages et des poubelles. Pendant toute la nuit au Venezuela (le petit matin pour l’Espagne), Vivas est resté retranché dans sa maison. L’avocat Jose Antonio Zaa a pu parler avec lui et a affirmé que son client ne se rendrait que si son arrestation reposait sur des principes de droit. “Nous voulons savoir pourquoi il est convoqué, quel délit il a commis. Nous voulons avoir l’assurance qu’ils ne le garderont pas en détention” a-t-il expliqué.

Vivas a en effet un contentieux avec le chavisme : en 2006, alors qu’il était officier en activité dans l’Armée, il a demandé devant les tribunaux la suspension de l’utilisation de la devise “Patrie, Socialisme ou la Mort”. Cette devise qui sert de salut et d’adieu a été l’un des changements introduits par feu Hugo Chavez dans la Force Armée Nationale.

Article traduit au français para Laurence Holvoet pour #infoVenezuela.

“Una ONG de Venezuela documenta 18 casos de tortura durante las protestas”,

Alfredo Meza Caracas 24 FEB 2014 – 02:06 CET

Source: (http://internacional.elpais.com/internacional/2014/02/24/actualidad/1393203979_956020.html )

Traduit par: #infoVenezuela

Statut de Rome de la Cour pénale internationale

  • Article 7CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :

  1. a)  Meurtre ;
  2. b)  Extermination ;
  3. c)  Réduction en esclavage ;
  4. d)  Déportation ou transfert forcé de population ;
  5. e)  Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en

violation des dispositions fondamentales du droit international ;

  1. f)  Torture ;
  2. g)  Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou

toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;

h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;

  1. i)  Disparitions forcées de personnes ;
  2. j)  Crime d’apartheid ;
  3. k)  Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de

grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

2. Aux fins du paragraphe 1 :

a) Par « attaque lancée contre une population civile », on entend le comportement qui consiste en la commission multiple d’actes visés au paragraphe 1 à l’encontre d’une population civile quelconque, en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation ayant pour but une telle attaque ;

b) Par « extermination », on entend notamment le fait d’imposer intentionnellement des conditions de vie, telles que la privation d’accès à la nourriture et aux médicaments, calculées pour entraîner la destruction d’une partie de la population ;

c) Par « réduction en esclavage », on entend le fait d’exercer sur une personne l’un quelconque ou l’ensemble des pouvoirs liés au droit de propriété, y compris dans le cadre de la traite des être humains, en particulier des femmes et des enfants ;

d) Par « déportation ou transfert forcé de population », on entend le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international ;

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e) Par « torture », on entend le fait d’infliger intentionnellement une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, à une personne se trouvant sous sa garde ou sous son contrôle; l’acception de ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légales, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles ;

f) Par «grossesse forcée», on entend la détention illégale d’une femme mise enceinte de force, dans l’intention de modifier la composition ethnique d’une population ou de commettre d’autres violations graves du droit international. Cette définition ne peut en aucune manière s’interpréter comme ayant une incidence sur les lois nationales relatives à la grossesse ;

g) Par « persécution », on entend le déni intentionnel et grave de droits fondamentaux en violation du droit international, pour des motifs liés à l’identité du groupe ou de la collectivité qui en fait l’objet ;

h) Par « crime d’apartheid », on entend des actes inhumains analogues à ceux que vise le paragraphe 1, commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ;

i) Par « disparitions forcées de personnes », on entend les cas où des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées par un État ou une organisation politique ou avec l’autorisation, l’appui ou l’assentiment de cet État ou de cette organisation, qui refuse ensuite d’admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort qui leur est réservé ou l’endroit où elles se trouvent, dans l’intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée.

3. Aux fins du présent Statut, le terme « sexe » s’entend de l’un et l’autre sexes, masculin et féminin, suivant le contexte de la société. Il n’implique aucun autre sens.

 

http://legal.un.org/icc/index.html